Blog

Céleste Ibar, énième flic blessée en service ? Difficile d’échapper en stéréotype. Ce qui la caractérise, ce sont ces cicatrices qu’elle porte à fleur de tête mais aussi ses doutes, ses sarcasmes, ses problèmes de couple, de parent, et ses problèmes au travail. La vie normale, en somme.
Nous ne saurions être réduits à nos défauts ou à nos qualités et ce n’est certainement pas notre passé qui peut nous définir, encore moins notre avenir. Nous sommes nous grâce à cet ensemble, cette multitude de détails, de perfections absolues et de failles, ces réactions incontrôlées et prévisibles, cette nature qui revient au galop, sans cesse. Personne n’aime les couverture de magazine, ces personnages sans relief, lisses et parfaits. Jolis à regarder, faciles à oublier. Au contraire, ce qui nous fascine, ce sont ceux qui nous ressemblent le plus dans leur complexité.

La complexité des personnages est difficile à créer. Il ne suffit pas d’assembler quelques traits physiques, un passé triste, quelques qualités hors du commun et des défauts qui n’en sont pas (comme l’obstination pour un flic).

Que dire lorsqu’on écrit un roman où les personnages majeurs sont cinq, dix, vingt ? Comment ne pas s’emmêler ? Comment imaginer des dynamiques entre personnages, dynamiques susceptibles de pimenter l’histoire voire de la piloter ?

Pour Special K, je me suis débattues entre fiches piochées sur internet, tableaux Excel, notes griffonnées sur un carnet et post-it collés n’importe où. Pour Vena Amoris, j’ai commencé à utiliser un outil certes imparfait, mais qui a le mérite d’exister : le Logiciel Persona, de Mariner Software.

L’intérêt :

  • Toutes les fiches personnages au même endroit, modifiables, présentées de la même façon
  • La possibilité de réunir les personnages dans des groupes. J’ai par exemple le groupe « Enquêteurs et Justice », le groupe « Proches d’Adèle L. », etc.
  • La possibilité d’ajouter une image
  • Les caractéristiques physiques, le métier, les passe-temps du personnage.
  • La possibilité d’utiliser un Archétype, c’est à dire un stéréotype. L’utilité de ce stéréotype (qui est suffisamment large pour que tu puisses tailler un costar sur mesure à ton personnage), ce sont les relations avec les autres personnages, relations induisant des dynamiques auxquelles tu n’aurais peut-être pas pensé et qui peuvent être utiles pour enrichir ton intrigue.

Ces archtypes reposent sur une classification qui est très bien expliquée par le logiciel – en anglais.

Persona - Mariner Software

Voici ici un exemple de relations entre deux eporsonnages


Persona n’est certainement pas le logiciel du siècle et sûrement pas indispensable. Plottr, dont je parlerai dans quelques temps, fournit un service utile qu s’en rapproche (sans les stérotypes) avec l’avantage d’y ajouter tes propres critères. Papyrus, offre également un service au moins équivalent – j’en parlerai aussi bientôt.

Il n’empêche qu’après avoir teste plusieurs solutions, Persona est devenu MA solution, une espèce de base de données suffisamment précise pour mes besoins et suffisamment pratique pour m’accompagner dans l’écriture.

Comments(3)

    • ornicar47

    • 2 mois ago

    Intéressant. Deux choses me gênent un peu malgré tout. D’abord que ce logiciel soit uniquement en anglais : je pense que ce serait une perturbation supplémentaire dans le cours de mon écriture, je préfère être dans une langue ou dans l’autre, pas entre les deux (je suppose que les caractères accentués sont correctement gérés). Ensuite je ne sens pas bien cette technique de profilage des personnages. Pour moi ce sont des êtres vivants, instables, incertains et soumis à des pulsions autant qu’à des imprévus.
    Dans un de mes romans (Dans les griffes d’un ange), j’ai un vrai salopard, un tortionnaire, qui évolue bizarrement au fil de l’intrigue. À la fin du roman c’est pratiquement le personnage avec lequel les lecteurs ont le plus d’empathie. Il m’a semblé difficile de le faire entrer dans les cases de Persona.
    Pour l’instant je reste plutôt orienté vers Scrivener mais tout évolue. Même les dinosaures ! 😉
    En attendant, bravo pour ce blog.

      • paprika

      • 2 mois ago

      Ce n’est pas une alternative à Scrivener, mais un logiciel entièrement dédié à la gestion des personnages.
      Je suis bien d’accord, sur le fait que les personnages sont soumis à pulsions, mais il faut que l’ensemble soit cohérent.
      Les stéréotypes sont exactement ce qu’ils disent qu’ils sont : des stéréotypes. A nous ensuite de rajouter de la viande sur les os pour en faire des personnages vivants. Et rien n’interdit à un villain d’évoluer…
      Je trouve ça utile parce que ça m’évite de m’éparpiller – mais j’utilise mes connaissances en MBTI pour créer des personnages complexes et cohérents plus que les stéréotypes anglo-saxons.

      1. D’accord, je pensais qu’il s’agissait d’un outil complet. Et je viens d’apprendre ce qu’est la méthode MBTI !

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Devises / Currencies
EUREuro
La copie n\'est pas permise.